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Journal of Intercultural and Interdisciplinary Archaeology

Lingue e culture del Mediterraneo antico

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Indice degli Abstracts:
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Henry Tréziny


TITOLO: "Les enceintes urbaines archaïques dans le monde grec."

Beaucoup de cités se sont développées sur un site naturellement protégé par la mer (l'île d'Ortygie pour Syracuse, la presqu'île de Tarente) ou les fleuves (Métaponte), ou autour d'une acropole, sur le modèle des villes grecques anciennes (Géla, Léontinoi, Agrigente, mais aussi Cumes, Vélia, Reggio, Crotone, Kaulonia...). Mais toutes les cités grecques ne possédaient pas une acropole; Naxos, et surtout Mégara Hyblaea sont des sites parfaitement plats qui n'offraient guère de défenses naturelles. Pourtant, jusqu'il y a quelques années, rares étaient les sites sur lesquels on reconnaissait des murailles archaïques. Les chronologies hautes d'ORSI pour les remparts de Kaulonia et de Mégara Hyblaea ont été contestées; à partir des années 1950, on admit toutefois l'existence de remparts archaïques, mais on s'accordait la plupart du temps pour dater ces murailles vers la fin du VIe s., époque où les grandes tyrannies faisaient peser sur les cités des menaces mortelles:
" Però da un'analisi accurata risulta che la cronologia delle mura di cinta è così incerta che non si possono stabilire rapporti precisi fra la loro costruzione ed il fenomeno urbano. Sembra che le mura non risalgano al di là della metà o della fine del VI sec. Questa almeno è la datazione più attendibile per i sistemi difensivi di Naxos, di Megara Iblea, di Casmene e anche forse di Leontinoi. Se tale datazione fosse confermata, dimostrerebbe che queste costruzioni spesso poderose avevano come funzione (ad eccezione di Casmene) la difesa contro la minaccia di altre città greche più che contro gli indigeni " (Storia della Sicilia, t. I, 2, p.257).
L'une des difficultés de la recherche vient de la permanence des circuits défensifs. Les murailles les plus anciennes étaient le plus souvent remplacées par des constructions monumentales qui, établies sur le même tracé, en occultaient les traces. De ce que les fortifications conservées en élévation datent le plus souvent de la fin du VIe s., on a peut-être conclu trop vite qu'il n'y avait pas d'enceintes plus anciennes. " On n'a pas cherché, avec obstination et méthode, ce que l'on supposait ne pas exister " (Garlan 1974), mais on a sans doute aussi négligé quelques évidences.
En fait, aujourd'hui, l'existence de fortifications urbaines archaïques est presque devenue une banalité.
En Grèce propre, si la première enceinte connue d'Athènes est toujours celle de Thémistocle, on sait que la ville était fortifiée sous les Pisitratides.
Thasos, dont on a cru longtemps qu'elle n'avait pas de rempart avant le Ve s., s'est vue dotée récemment d'une enceinte archaïque.
En Occident, outre Mégara et Léontinoi, on a reconnu aujourd'hui de façon certaine des remparts archaïques à Marseille, Cumes, Vélia, Métaponte, Siris-Policoro, Locres, Kaulonia, à Lipari, en Sicile à Naxos, Camarine, Casménai, Sélinonte, peut-être Géla.

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